Au mois de décembre, je me suis fait une liste exhaustive des patrons que je souhaiterai avoir. L'intérêt de ce genre de liste, c'est que cela permet de refaire le point régulièrement, au moment où l'occasion se présente (Noël, anniversaire, remontemoral...). Je ne sais pas vous, mais moi j'en enlève ainsi régulièrement, me permettant de voir ce que j'aime vraiment dans le temps.

En ce moment, le choix des petits patrons à l'unité, faits par des petites modélistes indépendantes françaises, est assez important et en forte expension.

 

Je profite de ce petit moment du récit pour faire un petit apparté. En effet comme toute bonne bloggeuse coutureuse, le vent est venu jusqu'à moi des méandres qui secouent en ce moment la bloggosphère. Je veux parler des "soupçonneux" plagiats de Marie, pour sa société Aime comme Marie. J'ai lu avec attention les écrits et démonstrations de Biquette. A chacun de s'en faire son idée...

Je ne me sentais pas l'envergure d'en parler ici. En effet beaucoup de filles reconnues en ont parlé (SakiMathilde, Sandra, Tatticotine ...). Et puis je me suis dit que c'était qu'en même moi et mes compères, débutantes autodidactes en couture, qui étions les premières touchées par ce genre de comportement. J'espère juste simplement que Marie donnera des explications et que les autres créatrices continueront de nous offrir le fruit de leur imagination et travail. N'ayant jamais acheté les patrons de Marie, que j'ai toujours trouvé trop chers, la parenthèse se referme donc.

 

Mais revenons à mon affaire. J'avais donc la tunique L'Indécise de MLM dans ma liste. J'avais tout de suite accroché sur cette tunique : l'empiècement dos, les poignets de manche ouverts, la patte boutonnée...

Et puis il y avait son nom qui me correspondait si bien !

C'est en allant chercher les fournitures nécessaires au costume du spectacle de danse de ma grande, que je suis tombée sur une jolie viscose. Mon cerveau a fait tilt. Je me suis connectée directement sur le site de Marisa pour connaître le métrage (vive les smartphones !) et je suis rentrée commander mon patron.

Alors qu'en est-il ?

Les pièces tombent juste et la majorité des explications m'ont parlées. La majorité seulement... J'ai eu un écueil et un gros : la patte boutonnée dit aussi patte capucin (c'est mignon ce petit nom, mais maintenant je sais que c'est juste pour nous faire avaler la difficulté)!

Là s'en est suivi des heures d'errance entre ma machine à coudre et mon ordinateur pour trouver une explication à l'inexplicable. C'est grâce au pas à pas d'Eugénie Poisson que je m'en suis sortie. Et ma foi pas trop mal (sissi au bout de 2h, il faut savoir s'autocongratuler).

Ce qui m'a mis le plus en rogne, c'est que j'avais réalisé finger in the nose celle de ma New Orleans... mais elle n'était pas exactement pareille.

Bref j'en suis venue à bout, et tout c'est passé pour le reste comme sur des roulettes. Jusqu'à l'essayage...

Ces magnifiques poignets ouverts que j'aimais temps, s'avèrent, dans la taille la plus petite, beaucoup trop grands pour moi...

Grosse déception.

Alors comme je venais de livrer une longue bataille pour la patte de bouttonnage, qu'en plus d'avoir des poignets et les mains très fins, à priori j'ai aussi les bras courts (no comment), j'ai coupé.

Donc en conclusion mes détails techniques :

- un passepoil maison, réalisé avec un lien très fin,

- pas de fronces dans le milieu dos mais un pli plat,

- le joli col d'origine (que je n'aurai pas dû entoiler car il s'avère un peu rigide),

- la patte "non boutonnée". J'avais acheté des boutons pour fermer la patte et finalement ça ne me plaisait pas, j'ai donc opter pour des agraphes et donc une fermeture invisible (j'y aurai pensé avant, j'aurai pu mettre des boutons pressions...),

- les manches avec un ourlet,

- le bas de tunique avec biais rapporté.

Et voilà le travail :

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Et maintenant mon petit bonheur porté :

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Merci Marisa !